Musée de l'imaginaire Lalique, Wingen sur Moder

Environnement audiovisual dans le volume des bâtiments annexes
Environnement audiovisual dans le volume des bâtiments annexes

Le Musée de l’Imaginaire Lalique dans le paysage

Conserver un patrimoine, c’est d’abord en préserver l’esprit. Les bâtiments du site Lalique gardent témoignage de ce que furent les constructions d’une industrie verrière rurale ; leur valeur provient de leur relation avec le berceau de prés et de coteaux boisés qui les entoure. Nous avons voulu maintenir ce rapport intact. L’extension contemporaine est discrète entre les bâtiments. Sa plus grande partie est semi-enfouie dans la pente naturelle du terrain. Le gazon la couvre. Le paysage est laissé intact. On vient au musée par l’entrée naturelle du site, ce chemin oublié qui court le long de la rivière. Le parking, dissimulé par un remblai de terrain couvert de végétation, est invisible.Au visiteur qui se gare et approche à pied, le bâtiment se présente en soudaine contre-plongée, surélevé par sa position sur la pente. On ne l’a pas vu en arrivant ; son apparition, au milieu des arbres, est une surprise.

Un bâtiment neuf unifie l’ensemble dispersé qu’on peut voir aujourd’hui. Il est long et étroit, et, comme une lame, se glisse entre les unités préexistantes. Sur sa façade figurent les lettres de métal qui, dans une graphie géante rappelant celle de René, le fondateur, forment le mot-clef : Lalique. Son pignon paraît de verre. On approche ; la complexité du matériau se découvre, mêlant de grands blocs de verre au grès des Vosges ; selon l’angle, le bâtiment semble tour à tour translucide ou opaque. Ce jeu, de l’intransparence à la matière invisible, de la silice à la vitre, impose, à échelle de paysage, une métaphore de l’opération du verrier.

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