Concours international, Museum of London, juin 2016

THE MUSEUM AS A CITY

Visitors enter the Red House, descend into the entrails of the city, come upon the railway line that passes through the foundations and then discover the General Market from the perspective of a staircase that leads into the space beneath the dome. The Museum’s collections, presented like treasure in a crown of showcases around the space, surge up in front of visitors before they make their way across
a sky-bridge above West Smithfield Avenue to the spaces of the Fish Market with their cafes and shops.
Inside the Museum, large showcases present the collection as an accumulation of stories and experiences, a treasure trove of objects flowing from the city’s earliest history to its present. These showcases are made of the same materials of patinated metal, dark wood and gold, and anti-reflective glass as the new entrance enveloping the Red House building. Visitors are thus invited on an enchanted promenade in which elements familiar to their imaginations – the buildings, the interior spaces of the Markets, the collections of the Museum – appear before them in an unexpected, surreal, dramatic way. It is only slowly that the collections are discovered in more intimate fashion on this
promenade through 8,000 m2 of exhibition space. Like a city, the Museum invites visitors to take different routes. The routes for firsttime and repeat visitors are explored here. Other routes through the Museum are of course possible, including from the Farringdon Street entrance for pedestrians coming from the new Farringdon Station or from the Museum Thoroughfare for repeat visitors.
The design is of a Museum in which visitors can move through the spaces with fluidity and ease. They will be able to find their way easily through the new Museum, orienting themselves naturally as a result of the landmark spaces on the route. Lifts are installed throughout the Museum next to the stairs and escalators, giving easy access to disabled people and providing a simple and intuitive route through all the spaces for all.

Concours international, Museum of London, juin 2016

THE CITY AS A  MUSEUM

The new entrance to the Museum of London is designed like an urban showcase enveloping the Red House and Engine House buildings, announcing the ambitions of the new Museum – to be on the scale of the surrounding city, to merge seamlessly with the historic fabric of the site and surrounding cityscape, and to offer a stunning opening onto the layered collections and intercepting stories inside the Museum that bear witness to London’s past and draw visitors on from the present towards the future. It leads visitors into the new Museum of London, where the collections are displayed in spectacular and dramatic fashion. Above all, it stages the Red House, the Engine House, the General Market and the Fish Market in a new and unexpected way, making them appear as major objects from the Museum collection.
The project is committed to the exemplary restoration of all the architectural heritage on the site. The only new element added to this historical landscape is the spectacular new entrance to the new Museum, enveloping the existing Red House and Engine House buildings to create the new main entrance space. This new entrance is at once a museographic presentation of the two former industrial buildings, a monumental showcase inviting in the public, and a beautifully crafted work of patinated metal, glass and stone.
The materials, the design, and every aspect of the new entrance conjure up the idea of a sculptural work that defies easy classification, being at once reminiscent of historical tonalities yet entirely contemporary in its proportions and its forms. Its spectacular finishing in bronze-coloured stone, its elements of dark wood and gold, and its anti-reflective glass give visitors to the new Museum of London a taste of the treasures to be found within.
The proper control of light is a constant concern of both curators and museums. The design takes full account of the fragility of the Museum’s collections, proposing to exhibit them in spaces using perfectly controlled natural and artificial light. The main volume of the General Market will use softened and controlled natural light that falls like rain from the building’s main dome.

La Comédie de St Étienne, Juin 2016

La Comédie de St Étienne, Juin 2016

National Gallery Singapore, Juin 2016

National Gallery Singapore remporte le Prix International pour la catégorie des bâtiments publics décerné par le Australian Institute of Architects

Le StudioMilou Singapore est profondément honoré d’avoir été lauréat du Prix International pour la catégorie des bâtiments publics décerné par le Australian Institute of Architects. Nous tenons à remercier sincèrement cette institution et nous nous réjouissons que nos liens avec Australie continuent de se tisser ainsi que notre collaboration avec nos confrères australiens, dont nous avons toujours admiré le travail.

Jean- François Milou

 

http://architectureau.com/articles/2016-international-architecture-awards/

http://greenmagazine.com.au/international-chapter-architecture-awards-announced/

http://www.architectureanddesign.com.au/news/national-gallery-singapore-and-australian-pavilion

National Gallery Singapore, Mars 2016

La National Gallery Singapour est dans le dernier numéro de d’ a.

 

 

 

 

 

 

National Gallery Singapore, Janvier 2016

National Gallery Singapour et studioMilou font la une du dernier numéro d’ Architectural Record.

Lien :  http://www.architecturalrecord.com/articles/11491-national-gallery-singapore

Théâtre à Rambouillet, Janvier 2016

Vue depuis la place André Thome
Vue depuis la place André Thome
Vue sur le patio et les bassins
Vue sur le patio et les bassins
Vue sur le patio et la flèche de l’église
Vue sur le patio et la flèche de l’église
salle de 550 places
salle de 550 places

La livraison de la lanterne

 Le projet de pôle culturel «  la lanterne » a été livré à la ville de Rambouillet au début du mois de janvier 2016 après un peu plus de 2 ans de  travaux.

L’ensemble d’une surface de 5000m² composé d’une salle de 550 places d’un auditorium de 125 places, d’une salle d’exposition et d’un café, a été inauguré par le président du Senat Gerard Larcher le 23 janvier 2016.

Le public a pu découvrir la salle au travers du spectacle « Carmen » d’Antonio Gades, première d’une saison particulièrement riche.

 La salle a été saluée par le public pour son caractère à la fois élégant et chaleureux ainsi que par ses qualités acoustiques.

Théâtre à Rambouillet, chantier Juillet 2015

Vue depuis la place André Thome
Vue depuis la place André Thome
Façade Nord
Façade Nord
Vue du jardin Sud
Vue du jardin Sud
Béton architectonique blanc
Béton architectonique blanc

Les trois strates de composition du bâtiment sont maintenant parfaitement lisibles :

1-Soubassement en béton blanc coupé verticalement par des baies toute hauteur

2-Bandeau de baies horizontales se refl étant dans la sous-face aluminium des casquettes

3-Lanterne en polycarbonate blanc qui refl ète les couleurs changeantes du ciel

Théâtre à Rambouillet, chantier Juillet 2015

Vue sur le patio et la flèche de l’église
Vue sur le patio et la flèche de l’église
Vue sur le patio et les futurs bassins
Vue sur le patio et les futurs bassins
Vue sur le patio depuis le hall
Vue sur le patio depuis le hall

L’ouverture dans la couverture du patio, cadre des vues sur l’église et les arbres de la place. De la terrasse, l’ouverture laisse apparaître l’arbre planté dans l’aire des futurs bassins.

Théâtre à Rambouillet, chantier Juillet 2015

Vue depuis la future terrasse plantée
Vue depuis la future terrasse plantée
Vue sur le patio et les futurs bassins
Vue sur le patio et les futurs bassins
Vue de la lanterne
Vue de la lanterne

Les strates horizontales de composition des derniers niveaux, cadrent sur le paysage environnant des vues dominées par le ciel.

Réinventer paris, site Morland, Mai 2015

Le Projet du studioMlou pour l’immeuble Morland dans le cadre de « Réinventer Paris » a été développé avec des investisseurs internationaux. Il propose de réaliser une grande brasserie, un hôtel de 200 chambres, des logements et une crèche.
Le projet s’organise autour d’un jardin suspendu spectaculairement sur la vallée de la Seine. Ce jardin vertical, fait de terrasses, de cubes de verdure, et de bassins est développé dans le ciel de Paris  hors des gabarits imposés par le PLU.
Le projet fait un pari sur la renaissance de cette partie du marais située entre le boulevard Henry IV et le bassin de l‘Arsenal. Il  propose également un projet culturel de revitalisation du quai henry IV en partenariat avec des institutions culturelles parisiennes.  Pour le plus long terme,  le projet propose une passerelle piétonne reliant les deux rives dans laquelle sera implanté un des plus grands cafés de Paris avec des vues exceptionnelles sur la poupe de l’ile Saint Louis et sur le chevet de notre dame.
Nous avons la conviction que la bonne solution pour le  projet Morland passe par un assouplissement des règles du PLU pour répondre aux spécificités d’un immeuble exceptionnel. Dans ce contexte, et pour  éviter une disqualification pour des raisons administratives, l’équipe a décidé de ne pas déposer le projet officiellement le 11 mai 2015.
Néanmoins, l’équipe restera ouverte à toute proposition dans le futur pour le développement de telle ou telle composante de ce  projet dans le site.

Jean Francois Milou
Guillaume Levy Lambert

Réinventer paris, site Morland, Mai 2015

Le Quartier Morland, un site privilégié au cœur de Paris

L’immeuble Morland, par sa position centrale au cœur de Paris, possède un rapport visuel privilégié avec les monuments majeurs de la ville. Cet emplacement stratégique, sous exploité aujourd’hui, offre la possibilité de développer un projet architectural et urbain ambitieux permettant la renaissance du site, et à une plus grande échelle, la revitalisation et la valorisation de ce secteur du Marais aujourd’hui enclavé.

La réutilisation de ce grand ensemble immobilier repose sur la création d’une mixité d’usages par la mise en place d’une variété de programmes permettant une continuité d’occupation de l’espace dans le temps et un enrichissement par l’échange. Le projet se développe autour d’un hôtel 5 étoiles, doté des plus belles vues de Paris et rassemble des usages de logements sociaux, d’habitats d’exception, une crèche, des commerces, des restaurants et brasseries et des salles de conférence et de réunion ainsi que des espaces permettant des nouveaux modes de relation et d’échange professionnels.

Centre de Colloques Scientifiques (ICISE), Vietnam, Avril 2015

Le premier prix du Vietnam’s Board of Architects pour le meilleur projet étranger. Hanoi

Le projet du studioMilou pour le Centre de Colloques et Rencontres Scientifiques Interdisciplinaires (ICISE) à Quy Nhon remporte le premier prix du Vietnam’s Board of Architects pour le meilleur projet étranger. Hanoi, 18-19 Avril 2015.

Le studioMilou a remporté le premier prix attribué par l’Ordre des Architectes Vietnamien au meilleur projet réalisé au Vietnam par une équipe étrangère pour le projet d’ICISE situé à Quy Nhon, ville côtière du Sud du Vietnam.Ce centre international voué aux sciences est situé sur un site remarquable : quelques 20 hectares enclavés entre une belle plage et un village pêcheur, une cocoteraie et des falaises rocheuses.Le bâtiment s’intègre respectueusement avec ce paysage d’exception grâce à la simplicité de sa conception, lui conférant un caractère serein et intemporel. ICISE est un bâtiment de proportions allongées, composé de structures classiques avec des colonnes élancées qui permettent à un maximum de lumière de pénétrer dans le bâtiment.

National Gallery Singapore, Mars 2015

Vue d’ensemble du chantier en juin 2014
Vue d’ensemble du chantier en juin 2014
La progression du chantier sur le toit du City Hall, juin 2014
La progression du chantier sur le toit du City Hall, juin 2014
Installation d’une structure à ramifications, 2013
Installation d’une structure à ramifications, 2013

La constrcuction de voile de couverture

Le travail sur le filtrage de la lumière a été au coeur du travail architectural. Le voile complexe de verre et d’acier qui est posé sur les deux monuments invite et filtre la lumière intense duciel de Singapour. Ce voile vient délicatement s’ajuster sur le jeu de niveaux des façades dela Supreme Court et du City Hall. Au contact du quotidien des études et du chantier, on comprend très vite que derrière cette exigence de parfait ajustement géométrique se cache un projet d’une très grande complexité technique. Dans cette démarche, le jeu de la lumière naturelle sur l’architecture est au centre dela démarche du projet architectural. Tout un travail de contrôle et de filtrage fin de la lumière naturelle (voile de toiture et écrans des fenêtres) a permis d’inviter la lumière en tout lieu du bâtiment y compris dans la plupart des espaces d’exposition.

National Gallery Singapore, Février 2015

Les différentes couches composant la toiture
Les différentes couches composant la toiture
Prototype, 2012
Prototype, 2012
La structure entre le verre et le plafond ajourée
La structure entre le verre et le plafond ajourée
Différentes teintes des écrans, 2014
Différentes teintes des écrans, 2014
L’architecte Jason Tan, 2014
L’architecte Jason Tan, 2014

National Gallery Singapore, Février 2015

Le plafond et les lambris d’une cour de justice existante
Le plafond et les lambris d’une cour de justice existante
Restauration des lambris dans la Supreme Court
Restauration des lambris dans la Supreme Court
Restauration des lambris dans la Supreme Court
Restauration des lambris dans la Supreme Court
Détail des éléments à conserver et à restaurer dans la Supreme Court
Détail des éléments à conserver et à restaurer dans la Supreme Court

Restauration des finitions bois

La restauration des finitions intérieures et du mobilier a fait appel à l’ensemble des savoir-faire de l’entreprise Takanaka Singapore Piling et des artisans locaux de Singapour (menuisiers, serruriers, etc…). Les parements intérieurs en béton poli (colonnes, parements des étages nobles, …) ont été lavés avec des techniques soigneuses restituant aux parements historiques une finition douce et patinée.

National Gallery Singapore, Janvier 2015

Le travail de réalisation de pieux avec des équipements de taille réduite dans les bâtiments existants
Le travail de réalisation de pieux avec des équipements de taille réduite dans les bâtiments existants
Structures métalliques temporaires pour étayer les façades du City Hall
Structures métalliques temporaires pour étayer les façades du City Hall
Enchevêtrement des structures temporaires, dans la réalisation des sous-sols
Enchevêtrement des structures temporaires, dans la réalisation des sous-sols
Excavation dans la Supreme Court, Février 2013
Excavation dans la Supreme Court, Février 2013

Construire sous un monument classé

Le chantier doit, avant de réaliser les ouvrages enterrés projetés (locaux techniques, rues intérieures souterraines,locaux de traitement des collections, garages souterrains,…), mettre en oeuvre les travaux d’infrastructure suivants :

• Réaliser les ouvrages de renforcement des façades nécessaires pour la stabilité du City Hall grâce à tout un jeu de micropieux pour assurer la portance des murs requise par la nouvelle institution.

• Réaliser l’enceinte des parois moulées étanches capables d’assurer la mise hors d’eau des ouvrages enterrés.L’ensemble de ces travaux, ainsi que les travaux d’excavation qui s’ensuivent, ont été réalisés sous la direction de l’entreprise japonaise Takenaka, dans des conditions de chantier particulièrement complexes liées aux contraintes d’opération sur site existant.

National Gallery Singapore, Janvier 2015

Détail de l’ornement de façade de la Supreme Court après nettoyage
Détail de l’ornement de façade de la Supreme Court après nettoyage
Nettoyage du béton granitique de la façade à l’eau, 2012
Nettoyage du béton granitique de la façade à l’eau, 2012
Inspection du travail de conservation sur le fronton de la Supreme Court
Inspection du travail de conservation sur le fronton de la Supreme Court

Nettoyage des façades en béton moulé

Les façades du City Hall et de la Supreme Court ont été réalisées dans les années 30 en posant sur une ossature en béton armé et en acier des éléments préfabriqués en béton architectonique avec un parement en ciment granitique gris pâle. Cette technique de parement de façade, connue en Asie sous le nom de « Shanghai Plaster », a été utilisée dans l’architecture publique en béton armé des années 20 et 30 en Europe. Pour la Supreme Court, de larges éléments sculptés en béton ont été réalisés par le sculpteur Nolli. La restauration de ces sculptures monumentales intégrées aux façades est une partie importante du travail de restauration des façades de la Supreme Court.

National Gallery Singapore, Janvier 2015

Restauration des couvertures des dômes de la Supreme Court, 2012
Restauration des couvertures des dômes de la Supreme Court, 2012
Détail de la restauration des dômes de la Supreme Court, 2012
Détail de la restauration des dômes de la Supreme Court, 2012
Différentes vues des dômes de la Supreme Court
Différentes vues des dômes de la Supreme Court

Restaurer la couverture d'une coupole en cuivre

L’utilisation du cuivre pour les éléments architecturaux majeurs du monument est un trait caractéristique de l’architecture publique et coloniale anglaise. Le travail de restauration de la couverture en cuivre de la coupole a été fait dans le respect de la tradition de la construction traditionnelle sur ossature bois en utilisant des plaques de cuivre repatinées pour se fondre dans les tons vert de gris de la couverture existante.

Place de la Brèche, Niort, Mars 2015

Victoire d’or du paysage 2014

Le Jury des Victoires du paysage a décerné à la ville de Niort la Victoire d’or Catégorie « Collectivités - Espace public urbain » en décembre 2014 pour le projet des jardins et de la place de la Brèche à Niort que nous avons livré en avril 2013.

Organisées par Val’hor, interprofession de la filière horticole et du paysage, les Victoires du Paysage sélectionnent les projets qui valorisent et embellissent le cadre de vie au travers du végétal.

Ce prix récompense la qualité de l’aménagement en un espace paysager en adéquation avec les exigences de la Ville de Niort classée Capitale française 2013 de la biodiversité. La plantation de plus de 300 arbres, les aménagements de vastes espaces végétalisés de deux hectares avec des jardins à thème, une aire singulière de jeux pour enfants, des tables de pique-nique, un grand miroir d'eau avec des jets, de grandes pelouses libres, ont été autant de propositions qui ont transformé la place en un vrai lieu de vie et d’échange.

Le site réhabilité s’inscrit dans la trame urbaine, tisse des liens avec le centre-ville et propose aux Niortais un parc urbain vecteur de biodiversité.Il retrouve son statut d’espace public central au coeur de la ville.

La Comédie de St Étienne, Décembre 2014

La structure des ponts roulants avant curage
La structure des ponts roulants avant curage
 L’ensemble des structures existantes conservées après curage
L’ensemble des structures existantes conservées après curage
Le pignon Est de la nef principale ouvert sur le paysage
Le pignon Est de la nef principale ouvert sur le paysage

Construire dans une ancienne usine

Lorsque l’on pénètre à l’intérieur des halles, on découvre des volumes architecturalement intéressants avec un grand potentiel au regard de leur capacité d’accueil et de leur matérialité.

Les murs porteurs sont réalisés en maçonnerie de mâchefer avec des insertions de blocs de pierre et des appareillages de brique. Sur ces murs repose une charpente métallique réalisée moyennant des profilés assemblés par rivetage. Des anciens équipements industriels, tels que des ponts roulants et des potences, sont encore présents sur le site.

 Les travaux de curage

Les dispositions constructives existantes sont conservées et mises en valeur dans le projet de réhabilitation.Les fermes, pannes, chemins de roulement et ponts roulants d’origine sont conservés et traités de manière homogène grâce à l’emploi systématique d’une teinte unique brun gris.

Les parements intérieurs ont été en partie sablés afin de retrouver le parement brut des maçonneries de mâchefer. Ces voiles intérieurs seront laissés bruts dans la salle 300 de places ou enduits d’une teinte rouge brique dans l’ensemble des espaces dédiés au public.

La Comédie de St Étienne, Décembre 2014

Préparation des fondations profondes, l’ensemble des nefs ouvertes après curage
Préparation des fondations profondes, l’ensemble des nefs ouvertes après curage
Forage des fondations profondes à la tarière creuse
Forage des fondations profondes à la tarière creuse
Tarières pour forage.
Tarières pour forage.

Construire sur des galleries de mines

La friche industrielle qui accueille la Comédie se situe dans l’emprise d’anciennes exploitations minières.Des galeries minières ont été exploitées de la fin du XIXème siècle (5ème Grüner) jusqu’au milieu des années 1940 à des profondeurs assez importantes  (couches de 7ème à 13ème Grüner).Par ailleurs sur le site il existe un ancien puits minier condamné  dit ≪ Puits des Echelles ≫. Il se trouve à l’angle Sud Est de la Flûte de Pan.

 Le contexte minier a ainsi conditionné les interventions sur le chantier au niveau de l’infrastructure.Trois techniques de fondation ont ainsi été déclinées pour s’adapter au contexte minier et aux configurations architecturales spécifiques du projet :

  • -Pour la salle de 700 places, ont été mises en œuvre des fondations profondes à base de pieux forés à la tarière continue allant jusqu’à 20m de profondeur et 80cm de diamètre. Des injections de sol ont été réalisées au droit de chaque pieux foré de manière à combler les éventuelles cavités sous les fondations

  • -Pour la Grande Nef et la Flûte de Pan, le sol existant formé par des remblais a été renforcé à l’aide des colonnes simples réalisées avec un coulis de bentonite et de ciment

  • -Pour la salle de répétitions située dans la Grande Nef, ont été mis en œuvre des micropieux

 

Théâtre à Rambouillet, Septembre 2014

Béton architectonique blanc avant sablage des bandes
Béton architectonique blanc avant sablage des bandes
Béton après sablage
Béton après sablage
Mise en place des coffrages bois à petites lames
Mise en place des coffrages bois à petites lames
Préparation des coffrages bois : reprise des rives des planchettes avant coulage du béton
Préparation des coffrages bois : reprise des rives des planchettes avant coulage du béton

Béton de site avec agrégat de meulière

Lors des coulages des premiers voiles, nous avons réalisé avec l’entreprise LBC un certain nombre d’essais de modénatures à partir des planchettes de coffrage jusqu’à obtenir la vibration recherchée sur les parements

Le Carreau du Temple, Avril 2014

Réalisation d’une frise chronologique sur l’histoire du site, constituée de trois maquettes
Réalisation d’une frise chronologique sur l’histoire du site, constituée de trois maquettes
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 1ère période : l’enclos du Temple au début du XVIIIème
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 1ère période : l’enclos du Temple au début du XVIIIème
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 2ème période : l’enclos du Temple au début du XIXème
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 2ème période : l’enclos du Temple au début du XIXème
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 3ème période : l’enclos du Temple à la fin du XIXème
Maquette et textes d’accompagnement et photos sur la 3ème période : l’enclos du Temple à la fin du XIXème

Un petit espace muséal

La mise au point des maquettes historiques racontant l’histoire de l’enclos du Temple s’est faite en collaboration étroite avec le musée Carnavalet. Les volumétries des différentes époques ont fait l’objet de recherches systématiques en archives et furent validées par les meilleurs historiens de cette période.

The models showing the history of the Temple Enclosure were made in cooperation with the Musée Carnavalet in Paris. The maps of the different periods were the result of archival research and were checked by leading historians of each period.

Le Nouveau Carreau du Temple, Fevrier 2014

Mise en place des lamelles inox sur les parements bois in situ
Mise en place des lamelles inox sur les parements bois in situ
Ombre portée des façades sur l’enveloppe de l’auditorium
Ombre portée des façades sur l’enveloppe de l’auditorium
L’enveloppe de l’auditorium prend la lumière zénithale par reflet sur les lamelles inox de plus en plus dense vers le faitage
L’enveloppe de l’auditorium prend la lumière zénithale par reflet sur les lamelles inox de plus en plus dense vers le faitage
Pose des lamelles en inox sur le panneau signalétique de l’accueil de l’auditorium
Pose des lamelles en inox sur le panneau signalétique de l’accueil de l’auditorium

Une mosaïque de bois et d'inox

Blond, parfois doré sous les reflets des rayons du soleil traversant les verrières, le bois de chêne est omniprésent dans l’habillage intérieur du Carreau. Ce choix fait par studioMilou architecture articipe à la recommandation des Monuments Historiques de toujours différencier l’architecture ntemporaine, mais il correspond aussi à la volonté du maître d’oeuvre de trouver un matériau assez « chaud » pour mettre en valeur la structure métallique. En outre, ce bois de chêne travaillé à la manière d’une marqueterie apaise l’espace et magnifie la légèreté des nefs.

Le Nouveau Carreau du Temple, Fevrier 2012

Superposition des travaux de reprise en sous-oeuvre avec les travaux de fouilles archéologiques
Superposition des travaux de reprise en sous-oeuvre avec les travaux de fouilles archéologiques
Fouilles des fondations de l’ancienne rotonde de l’enclos du Temple
Fouilles des fondations de l’ancienne rotonde de l’enclos du Temple
Mise à jour de vestiges bâtis : des caves et un puits
Mise à jour de vestiges bâtis : des caves et un puits
Fouille systématique des sépultures des Templiers
Fouille systématique des sépultures des Templiers
Premières fouilles d’investigation avant curage du bâtiment existant
Premières fouilles d’investigation avant curage du bâtiment existant
Superposition des phases de fouille, de terrassement et d’intervention sur la charpente existante
Superposition des phases de fouille, de terrassement et d’intervention sur la charpente existante

Chantier et fouilles archéologiques

Le travail de reprise en sous œuvre des structures existantes a été réalisé en passes alternées avec les fouilles archéologiques. Lorsque la couche de fouille a été entièrement dénudée, la structure semblait flotter au-dessus d’une nécropole.

Le Nouveau Carreau du Temple, Janvier 2011

Chauffage du sable des moules afin de les durcir avant coulage de la fonte
Chauffage du sable des moules afin de les durcir avant coulage de la fonte
Coulage de la fonte en fusion dans les moules préalablement fermés
Coulage de la fonte en fusion dans les moules préalablement fermés
Moules en bois pour les pièces les plus détaillées
Moules en bois pour les pièces les plus détaillées
Chaine de moules en sable avant réalisation de la fonderie
Chaine de moules en sable avant réalisation de la fonderie
Vérification de la qualité des pièces après démoulage
Vérification de la qualité des pièces après démoulage

Fonderie

Après les premiers tirages de fonderie, nous nous sommes déplacés aux Fonderies Vincent, à coté de Lyon, afin d’y vérifier la qualité des pièces.

Le Carreau du Temple, Histoire du site

L’enclos du Temple dans le plan de Turgot
L’enclos du Temple dans le plan de Turgot
La Rotonde de Pérard de Montreuil 1781
La Rotonde de Pérard de Montreuil 1781
Projet architectural du Carreau du Temple de Mérindol 1863
Projet architectural du Carreau du Temple de Mérindol 1863
Vente au sol des vêtements et chaussures
Vente au sol des vêtements et chaussures
La friperie du Carreau du Temple, 1930
La friperie du Carreau du Temple, 1930

PREMIÈRE ÉPOQUE  - L’enclos du Temple à la fin du 18è siècle

Au 12ème siècle, les chevaliers de l’ordre du Temple de Jérusalem occupèrent le nord de Paris, un « enclos » repérable par un donjon. Cet ordre souverain dépendant du Pape jouissait d’une franchise qui l’exemptait de taxes et du droit d’asile de sorte que l’enclos était un refuge attirant les débiteurs insolvables. Les privilèges concernant les métiers étaient d’un enjeu plus important : on pouvait y trouver ce qui était interdit ailleurs, comme la bijouterie de fantaisie (dont le quartier du Temple est toujours le centre), ou les étoffes prohibées comme les indiennes. Au 18ème siècle, cafés, cabarets, salles de billards et bains publics rospéraient. Cet enclos de 6 hectares situés entre les rues du Temple et de Bretagne fut saisi à la Révolution et la famille Royale fut enfermée dans la tour du Temple en août 1792. Celle-ci fut démolie par Napoléon entre 1808 et 1811, mais son dessin est inscrit dans le bitume, rue Eugène Spuller, là où elle se dressa pendant 600 ans.

DEUXIÈME ÉPOQUE - Le vieux Marché du Temple
La rotonde bâtie en 1781 sous le bailli de Crussol par Lefèvre de Laboulaye sur les dessins de Pérard de Montreuil fut le seul des bâtiments insignés de l’enclos à subsister. Construite en bois et surnommée le «Colisée de la Friperie» elle était constituée d’une galerie de 44 arcades formant boutiques avec des logements de l’entresol et aux étages. En 1809, sur les terrains de l’enclos cédés par l’Etat à la Ville de Paris, de nouvelles halles en bois furent élevées par Molinos formant quatre quadrilatères : la halle du vieux linge. C’est cet ensemble avec la Rotonde qui donna le jour au remier marché du Temple. Les quatre carrés portaient des noms pittoresques : Palais-Royal, Pavillon de lore, Pou-Volant et Forêt Noire, chacun ayant sa spécialité, vêtements d’occasion, linge de maison, fripes, souliers. Deux mille emplacements y étaient loués à la semaine.

TROISIÈME ÉPOQUE - Grandeur et décadence du Marché du Temple
Au cours du 19ème siècle, le Marché du Temple est dans un état de grande vétusté le rendant dangereux. La décision est alors prise de le démolir pour y élever des bâtiments plus lumineux et aérés. En 1863, Jules de Mérindol est lauréat du concours du nouveau marché qui s’inscrit dans le cadre de la rénovation urbaine voulue par Napoléon III et le préfet Haussmann. Sa façade monumentale s’ouvre sur la rue du Temple : il est construit dans le style de l'architecture métallique des nouvelles Halles Baltard devenues populaires, avec ses pavillons de métal, de verre et de briques, contenant plus de 2000 places pour les vendeurs. La Ville de Paris confie sa gestion à un concessionnaire moyennant une redevance annuelle pour une durée de 50 ans. Outre les emplacements permanents, il abrite le Carreau ouvert aux fripiers. Déclin oblige, en 1901, la Ville envisage de raser une partie des pavillons pour effectuer une opération immobilière. Dernier sursaut : il abrite en 1904 la première Foire de Paris. Un an plus tard, quatre des six pavillons du marché de Mérindol sont démolis. Les deux restants, rouverts en 1907, forment le Carreau du Temple tel qu’il fonctionnait jusqu’à sa fermeture définitive. Très attachée à ce lieu, la population locale réussit en 1982 à faire inscrire à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques l’unique bâtiment épargné, écartant ainsi tout risque de démolition future.

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